Centre

TCA

Psychothérapie

David Massal, Psychologue clinicien et psychothérapeute à Lyon

 

Centre TCA, Spécialisé dans les Troubles du Comportement Alimentaire (TCA)

 

Cabinet de consultation :

6 quai Jules Courmont 69002 Lyon

 

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EMDR : une thérapie basée sur les stimulations sensorielles

L’EMDR est un ensemble de procédures qui permet de digérer, assimiler des traces mnésiques chargées d’émotions désagréables, de pensées dysfonctionnelles liées à un ou plusieurs traumatismes. Cette approche thérapeutique est notamment utilisée dans le cas de troubles du comportement alimentaire.

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Qu'est-ce que l'EMDR ?

A l’origine : une thérapie basée sur le mouvement des yeux

 

L’acronyme EMDR signifie en français « désensibilisation et retraitement par le mouvement des yeux ». Cette approche produit un effet thérapeutique par les stimulations bilatérales (mouvement des yeux) pour diminuer la charge émotionnelle liée à des événements traumatiques. Concrètement, même si l’on n’explique pas encore précisément tous les mécanismes de l’EMDR, on a constaté que les mouvements oculaires permettent de former de nouvelles connexions entre les souvenirs d’un traumatisme, réactivant ces souvenirs dans le cortex qui va alors se charger de les « archiver » de façon rationnelle et de les sortir du domaine purement émotionnel. Des souvenirs d’événements traumatisants, assimilés de façon dysfonctionnelle par la mémoire, pourront ainsi être « re-traités » et associés à des sensations apaisantes qui diminuent la tension émotionnelle du souvenir. Car, pour bien « digérer » un souvenir, il faut être détendu, et non crispé sur un sentiment négatif, de souffrance ou d’angoisse intense.

 

Un complément à la thérapie verbale

 

Pour désamorcer la charge émotionnelle liée à des traumatismes ou souvenirs négatifs, la thérapie verbale est parfois insuffisante. L’utilisation de l’EMDR peut donc venir en appoint par rapport à la thérapie verbale, pour la débloquer ou la relancer. Depuis de nombreuses années, l’EMDR constitue une véritable approche thérapeutique, qui ne se limite plus aux mouvements oculaires, mais s’est étendue à d’autres formes de stimulations du corps (tactiles et auditives).

 

Une révolution thérapeutique née en 1986 aux Etats-Unis

 

C’est Francine Shapiro, docteur en psychologie au Mental Research Institute de Palo Alto en Californie, qui a développé cette méthode en 1986. Elle a découvert fortuitement, alors qu’elle ressassait des idées noires en se promenant, que le mouvement de ses yeux était accéléré et donc influencé par ces pensées négatives. Après des mois d’expérimentations sur elle-même, sur des patients en psychothérapie, une thèse de doctorat en psychologie lui permet de conforter ses résultats et de faire naître l’EMDR comme psychothérapie à partir de 1990. En France, la méthode a été popularisée par le psychiatre David Servan-Schreiber, et largement développée et enseignée par Jacques Roques. Elle a été reconnue en 2004 par l’INSERM et par la Haute Autorité de Santé, ainsi que par d’autres organismes à travers le monde.

EMDR : pour qui et avec quelle efficacité ?

Dans quels cas peut-on recourir à l’EMDR ?

 

Cette approche thérapeutique s’adresse aux enfants et aux adultes qui souffrent de traumatismes (agressions physiques et morales, accidents, abus sexuels, catastrophes naturelles, guerres), qui ne parviennent pas à surmonter des événements pénibles ou accidents de la vie (deuil, séparation, licenciement professionnel, etc). Un thérapeute peut aussi recourir à l’EMDR pour aider à traiter des dépressions, des addictions (toxicomanie, alcoolisme), des troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie), des phobies, des TOC (troubles obsessionnels compulsifs), ou d’autres troubles psychosomatiques.

 

Comment démarre une thérapie EMDR ?

 

Lors de la 1ère séance, le praticien formé à l’EMDR établit une sorte de biographie du patient, en l’écoutant raconter les événements marquants de sa vie. Cette étape permet d’évaluer la problématique et les attentes du patient. Pour démarrer le travail thérapeutique, il faudra également que le psychologue veille à ce que le patient puisse être « installé » dans le présent, et qu’il perçoive bien le lieu et le moment comme un refuge sécurisant par rapport à son passé et ses traumatismes. Il est essentiel qu’il puisse vivre la dissociation durant la séance : ressentir les émotions, les cognitions et les sensations corporelles cristallisées et vécues lors du trauma, et vivre en même temps l’ici et maintenant dans la perception du danger terminé.

 

Comment se déroulent les séances ?

 

Le thérapeute pourra avoir recours à plusieurs types de stimulations : par exemple le tapping (stimulation tactile par tapotements sur les genoux ou les mains du patient) ou la stimulation auditive (il existe des appareils qui délivrent des sons alternatifs via des écouteurs). Cela dépendra du thérapeute, et de la sensibilité du patient. Pour commencer, le thérapeute identifie avec le patient un souvenir lié à une situation traumatique. Il s’agit pour le patient de cristalliser la pensée négative associée à ce souvenir (par exemple : « je suis en danger, je suis nul »), l’émotion désagréable en question (la peur, la colère, la tristesse, etc.). En parallèle, le patient devra aussi décrire les sensations physiques ressenties dans le présent en lien avec ce souvenir, ainsi que la pensée positive par laquelle il souhaite remplacer la cognition négative («  je suis en sécurité, j’ai de la valeur »). Ces 2 types de sensations (négative, positive) devront être évaluées par le patient sur une échelle subjective étalonnée de 0 à 10 pour le souvenir négatif (échelle SUD : Subjective Units of Disturbance) et sur une échelle de 1 à 7 pour la cognition positive actuelle (échelle VOC : Validity Of Cognition). Le thérapeute procède alors à la phase de traitement par les stimulations bilatérales alternées (visuelles, kinesthésiques ou auditives).

Lorsque le thérapeute interrompt les stimulations, il encourage le patient à verbaliser ce qui se produit en lui. Cette étape peut être perturbante pour le patient qui peut vivre ou revivre des émotions intenses. Mais il est accompagné par le thérapeute qui le ramène au « lieu sûr » si nécessaire. Le thérapeute va répéter les stimulations jusqu’à ce que le patient évalue son malaise ou sa détresse à 0 ou 1 sur l’échelle SUD. Arrivé à ce niveau, on considère que la « cible » (souvenir négatif) est désensibilisée : le thérapeute peut alors passer à l’étape de réparation pour installer la cognition positive grâce aux stimulations bilatérales. La séance se termine par une sorte de « scanner du corps » permettant au patient de passer en revue toutes les sensations corporelles du pied à la tête.

Pourquoi utiliser l'EMDR pour les troubles du comportement alimentaire ?

Boulimie, anorexie et EMDR

 

Dans le cas des troubles du comportement alimentaire, le patient essaie justement de gérer les pensées ou souvenirs négatifs envahissants par des conduites addictives. Chez ces patients, on retrouve souvent des microtraumatismes quotidiens ou maltraitances, enracinés dans la petite enfance et qui se manifestent chez l’adulte par des ruminations, de l’anxiété, de la dépression, de la boulimie, etc.

Avec l’aide du psychothérapeute, le travail d’EMDR consistera à :

- Transférer les traumatismes de la zone mémoire émotionnelle vers la zone mémoire explicite : c’est-à-dire du mésencéphale vers l’hippocampe, ensuite l’hypotalamus et enfin le cortex (centre de conscience)

- Démêler des associations dysfonctionnelles pour générer un processus cognitif et un comportement plus adapté par rapport aux angoisses (comportement autre que restriction alimentaire, crise boulimique ou hyperactivité physique)

 

Est-ce une alternative efficace ?

 

L’efficacité de l’EMDR a été scientifiquement prouvée depuis 1989 par de nombreuses études contrôlées. Depuis 2013, l’Organisation mondiale de la santé la préconise pour le traitement des troubles psycho-traumatiques chez l’enfant et l’adulte. Décriée à ses débuts par les psychologues professionnels, elle a été validée par la communauté scientifique. Par contre, pour gérer les TCA, la thérapie par l’EMDR doit toujours s’intégrer dans un plan global de thérapie qui définira le nombre de séances et la durée du traitement. D’une façon générale, on compte en moyenne 3 à 12  séances (de 60 à 90 minutes) pour que la thérapie produise des effets. Les patients atteints de TCA éprouvent des difficultés à gérer leurs émotions : avec l’EMDR, le praticien pourra les aider à mieux identifier et exprimer celles-ci pour qu’elles ne produisent plus de stratégie d’évitement.

Trouver un psychologue à Lyon pratiquant l'EMDR pour soigner un TCA

David Massal et le Centre TCA à Lyon

 

Tous les psychologues ne sont pas formés à pratiquer l’EMDR. Pour suivre une thérapie valable, il est donc indispensable d’avoir affaire à un thérapeute accrédité par EMDR France ou EMDR Europe, deux associations qui se veulent drastiques sur la sélection de leurs praticiens et les contraignent à actualiser leur formation en permanence. David Massal est psychologue praticien, formé à l'Institut Français d'EMDR.