Centre

TCA

Psychothérapie

David Massal, Psychologue clinicien et psychothérapeute à Lyon

 

Centre TCA, Spécialisé dans les Troubles du Comportement Alimentaire (TCA)

 

Cabinet de consultation :

6 quai Jules Courmont 69002 Lyon

 

Prendre un rendez-vous : 06.61.61.92.81

dmassal@live.fr

d8839cac27f376a150f26d1f8d054d60

Boulimie : une vraie maladie et une souffrance psychologique

Il n’est pas toujours aisé de différencier boulimie et fringale. La boulimie est une maladie mentale, souvent liée à l’anorexie. Détecter les symptômes d’une véritable boulimie permet ensuite une prise en charge multi-disciplinaire du patient, et notamment l’accompagnement psychothérapeutique.

102274470

SYMPTOMES : Quand commence la boulimie ? Comment la reconnaître ?

Il y a boulimie et … boulimie !

 

La boulimie peut recouvrir plusieurs réalités différentes : gourmandise, obésité, surpoids, anorexie. Tous ces aspects ne sont pas à cataloguer comme une « maladie ». Par contre, la boulimie devient une maladie et relève des TCA (trouble du comportement alimentaire) lorsqu’elle perturbe la vie du patient, entraîne des troubles somatiques et interfère dans la vie sociale de façon négative.

 

Quels symptômes doivent alerter ?

 

Soupçonner une boulimie n’est pas simple car la maladie s’installe progressivement, au fil des mois et l’entourage a tendance soit à minimiser la prise de poids (« ça ira mieux quand elle se mettra au régime »), soit à s’inquiéter un peu trop vite. Certains symptômes doivent cependant alerter les proches :

- dérèglement des relations à la nourriture (perte du rythme alimentaire),

- tendance à se nourrir en cachette,

- crise boulimique (absorption d’une grande quantité de nourriture en peu de temps)

- troubles digestifs permanents,

- compulsion alimentaire (besoin irrépressible de manger certains aliments).

- Comportement de compensation (provocation de vomissements pour éviter la prise de poids)

Les psychiatres considèrent que les crises boulimiques doivent survenir en moyenne deux fois par semaine pendant 3 mois consécutifs, au minimum. A ces troubles s’ajoutent des symptômes associés, qualifiés de « comorbidité » : automutilation, consommation de tabac ou de drogues, anxiété, troubles du sommeil, etc.

 

Peut-on « objectiver » la boulimie ?

 

Toutes les personnes en surpoids ne souffrent pas de boulimie. L’Indice de Masse Corporelle (IMC) constitue un indicateur, mais très insuffisant. Les psychiatres ont défini un certain nombre de maladies psychiatriques sur base de 2 échelles d’évaluation :

 

- La classification internationale des maladies (CIM), publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé

- Le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux 

CAUSES DE LA BOULIMIE

Pourquoi devient-on boulimique ?

 

La maladie affecte le corps physique du patient, mais elle est surtout liée à des dysfonctionnements neuropsychiques et comportementaux. Pour le patient, tout est centré sur l’acte de manger. Cette focalisation psychique constitue un rempart contre une vie extérieure qu’il redoute et qui l’angoisse fortement. C’est aussi un moyen d’éviter la confrontation avec ses pensées et ses émotions, qu’il juge nulles, inutiles.

 

Qui est le responsable de ce dérèglement alimentaire ?

 

Dans l’histoire de cette pathologie, sous l’influence des thèmes psycho-dynamiques, on a d’abord cru que la mère surprotectrice ou le père absent étaient les coupables. Plus tard, vers 1950, les chercheurs se sont tournés vers une cause organique (hypophyse, thyroïde, ovaires, …). Récemment, on a évoqué des facteurs génétiques. Dans le cas des adolescents, on a souligné la peur de grandir et le refus d’atteindre le stade de la maturité. Et selon les comportementalistes, la plupart des patients manifestent une faible estime de soi et une recherche excessive de perfectionnisme. En fait, la maladie et ses mécanismes sont bien décrits, mais on n’a toujours pas identifié sa ou ses causes.

 

Qu'est-ce que la boulimie non vomitive ?

 

Après une crise de boulimie, le patient cherchera à mettre en place un comportement compensatoire pour « effacer » cette crise. Selon les patients, cette phase pourra se traduire par la provocation de vomissements. Mais pas nécessairement … D’autres utiliseront plutôt des laxatifs, des diurétiques. D’autres encore pratiqueront des périodes de jeûne ou des activités sportives intenses pour brûler les calories ingurgitées. La boulimie peut donc être vomitive ou non vomitive, selon la stratégie de compensation.

SOIGNER LA BOULIMIE

Est-ce que la boulimie se soigne ?

 

A l’instar des autres TCA, une fois diagnostiquée, la boulimie nécessite une prise en charge reposant sur un protocole de soins bien codifié. Il s’agira de traiter les atteintes physiques, tout en accompagnant le malade par une psycho-thérapie pour laquelle plusieurs approches sont possibles : EMDR, thérapie psycho-dynamique, etc. Pour soigner la boulimie, il est important d’inclure une approche visant à améliorer l’estime personnelle et l’affirmation de soi.

 

Quels moyens pour vaincre la boulimie ?

 

En cas de suspicion, il ne faut pas hésiter à consulter le médecin généraliste qui pourra vous orienter si nécessaire vers un psychiatre spécialiste des troubles de la conduite alimentaire. Celui-ci pourra identifier la maladie et mettre en place un protocole de prise charge somatique (nutritionniste, endocrinologue, etc) et un accompagnement par un psycho-thérapeute.